Samuel : Ma première greffe de cheveux

Je m’appelle Samuel et j’ai commencé à perdre mes cheveux au début de la vingtaine.

Au fil du temps, j’ai essayé plusieurs traitements pour mettre fin à leur exode, mais jusqu’à maintenant, les méthodes conventionnelles n’ont pas fonctionné pour moi. Récemment, j’ai entendu parler de la greffe de cheveux et j’ai décidé de tenter l’expérience. J’ai donc pris rendez-vous avec le docteur Michel Chagnon de la clinique Bédard. Voici la suite de mon expérience.

Une semaine après avoir pris rendez-vous avec le docteur, je me retrouve devant la clinique. Pendant quelques instants, j’hésite à entrer : je me demande si la greffe est douloureuse et si je suis un bon candidat. Ça fait tellement longtemps que j’attends que j’ai peur d’être un cas désespéré. Mais bon! J’imagine que le seul moyen d’en avoir le cœur net, c’est de rencontrer le docteur et d’en discuter avec lui. Je mets donc mes craintes de côté et je pousse la porte de la clinique.

Des locaux conviviaux, un Doc au top

Premier constat : l’endroit ne ressemble pas à une salle d’urgence d’un hôpital. Je dirais même que les locaux sont assez conviviaux! Je dis « locaux » parce que, à ma grande surprise, la clinique de greffe de cheveux est située au même endroit qu’une clinique de chirurgie esthétique. La secrétaire à la réception m’accueille avec le sourire et je lui annonce le but de ma visite. Cette dernière me tend un questionnaire et me demande de le compléter en attendant l’arrivée du docteur, qui est actuellement en consultation. Je jette mon dévolu sur un divan à l’allure invitante et je m’y installe pour remplir mon formulaire. Au bout d’un moment, le docteur Chagnon fait son apparition dans la salle d’attente et il vient à ma rencontre. On fait les présentations et, après une poignée de main bien cordiale, on prend tous les deux la direction de son bureau.

Pendant que je prends place, le docteur se plonge brièvement dans l’examen de mon dossier. Sa lecture terminée, il relève la tête et il me demande quelles sont mes attentes en venant ici. Je lui explique ce que vous savez déjà et, pendant que je lui parle, il sort un petit peigne de la poche de son sarrau, fait le tour de son bureau et il se met à me coiffer! Interloqué, je le laisse faire, mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à me faire brosser les cheveux pendant la consultation… !

Un candidat parfait

Après un moment, le docteur reprend sa place et, d’un air satisfait, il m’annonce que je suis le candidat parfait pour une greffe. Il m’explique que mes cheveux ont la texture idéale et qu’ils sont en bonne santé. En fait, le plan est simple : afin d’obtenir les meilleurs résultats possible, il va commencer par m’injecter du plasma sanguin sur le devant du crâne. Selon lui, le PRP (abréviation de Plasma Riche en Plaquettes) va redonner du volume et de la force aux cheveux qu’il me reste.

Pour le dessus de ma tête, étant donné que je n’ai plus qu’un léger duvet, il va commencer par m’implanter environ 2000 greffons, une intervention qui devrait prendre entre 8 heures et 10 heures! C’est seulement par la suite qu’il va injecter du plasma dans la zone receveuse. Mi-sérieux, mi-blagueur il m’avoue être un piètre coiffeur, alors il me conseille de me faire raser l’arrière du crâne avant la greffe. Je suis tellement emballé par l’assurance du docteur que je prends rendez-vous pour la semaine suivante.

Le Jour J

Lorsque j’arrive à la clinique, le docteur vient me saluer et il me présente May : c’est elle qui va procéder au traitement de plasma riche en plaquettes. J’apprends qu’elle est la propriétaire du Médispa de Maisonneuve et que c’est dans les locaux de sa clinique que nous allons procéder aux injections de PRP. May est une infirmière et elle est aussi la conjointe du docteur Chagnon. Étant donné qu’ils possèdent tous les deux la même passion pour l’esthétisme, elle a décidé d’ouvrir sa clinique dans les locaux attenants à ceux de son mari. Elle bénéficie ainsi du support constant d’un chirurgien d’expérience, ce qui, m’apprend-elle, est assez rare dans la profession. Fébrile, je la suis dans un court dédale de corridors jusqu’à la salle d’intervention.

Pendant qu’elle prépare son matériel, je retire mes chaussures et je m’allonge sur une chaise qui ressemble à s’y méprendre à un fauteuil de dentiste. Sans doute à cause de sa grande expérience, May constate immédiatement que je suis nerveux. Elle prend un moment pour me rassurer : je n’ai pas à m’en faire, le traitement est peu douloureux, mais, si je le désire, elle peut quand même m’injecter un léger sédatif. Ce n’est pas que je sois particulièrement douillet, mais j’accepte immédiatement son offre. Après tout, ça ne vaut pas la peine de souffrir inutilement!

May prend donc ma pression artérielle et, avant de m’injecter le sédatif en question, elle appelle une de ses collègues. Elle m’explique que c’est le protocole en vigueur à la clinique : ici, on ne lésine pas avec la santé des clients. D’un geste rapide et précis, elle m’injecte un léger cocktail de Versed ® et de Fentanyl ®. Après un moment, May demande à sa collègue de vérifier ma pression et, étant donné que cette dernière est stable, elle m’annonce que la transfusion peut débuter.

Comme au cinéma

May m’explique qu’elle prélève 10 ml de mon sang, un échantillon qui va produire environ 5ml de plasma riche en plaquettes. Quand la transfusion est terminée, elle demande à sa collègue d’apporter l’éprouvette dans la centrifugeuse. Toujours aussi patiente, May précise que mon sang va tourner à haute vitesse pendant 5 minutes. Quand ce temps est écoulé, sa collègue revient avec la fiole, qui est maintenant emplie d’un liquide ambré. On dirait une solution issue d’un film de science-fiction! D’ailleurs, l’analogie cinématographique ne s’arrête pas là. May s’empare alors d’un instrument qui ressemble à s’y méprendre à un pistolet tout droit sorti d’un film de la Guerre des étoiles. Tellement que je m’attends presque à être désintégré!

Heureusement pour moi, elle se contente d’insérer la fiole de plasma à l’intérieur du pistolet en question. Elle applique le pistolet sur mon crâne avec précaution et presse sur la gâchette jusqu’à ce qu’une petite aiguille s’insère sous ma peau.

 

Docteur Chagnon de la Clinique de greffe de cheveux Bédard

 

(Presque) pas douloureux

Grâce à la médication qui a commencé à faire effet, je ne sens presque rien. Après s’être assuré que je ne souffre pas, elle applique l’aiguille sur une autre partie de ma tête. Après vingt minutes, May m’annonce que le PRP est terminé. Elle me demande alors de me lever doucement pour ne pas être étourdi et me reconduit dans la salle d’attente, où je dois attendre une trentaine de minutes le temps que les effets de la sédation se résorbent.

Tout compte fait, le traitement de plasma riche en plaquettes (PRP) est vraiment peu douloureux… sauf peut-être lorsque May insérait l’aiguille sur le devant de mon front. À ce moment-là, je dois avouer que j’ai ressenti quelques pincements désagréables! Quand j’en ai fait part à May, elle m’a expliqué que le front est riche en vaisseaux sanguins et que c’est pour ça que le traitement est plus douloureux à cet endroit. Pour retrouver ma chevelure, je suis bien prêt à endurer cela!
Prochaine étape maintenant : la greffe de cheveux. J’ai vraiment hâte de vivre cette expérience ; je vous en reparle sous peu!

 

Docteur Chagnon de la Clinique de greffe de cheveux Bédard